Notre itinéraire

dimanche 17 juin 2012

Char-de-marde va-t-il survivre? - 12, 13 juin

Donc, aux dernières nouvelles, nous étions en attente de Char-de-marde dans un Starbuck's de Nanaimo. En remontant la côte pour prendre des nouvelles, un joint d'étanchéité rebelle doit être ajouté à la liste d'épicerie... on attend encore une couple d'heures en marchant dans le coin. Au retour, avant de quitter enfin, un fluide avait été oublié, 15 minutes de plus. Il est près de 17h quand le moment de l'essai routier arrive enfin. Problème, le moteur fait des siennes à son tour, du ''hunting'' selon le vocabulaire local. Nos deux techniciens se mettent à l'oeuvre pour tenter de trouver le problème, sans succès, on doit revenir le lendemain matin. On tente dans notre désormais camping habituel, test de notre nouvelle demeure, bien grande avec immense vestibule qui nous permet de mettre la table à l'abri de la pluie, qui n'est jamais bien loin au far west canadien. Salade césar au poulet, internet en soirée, on rentre vite pour se réchauffer car on se les gèle à l'extérieur. Dans notre tente, grâce à notre nouvelle amie, Carmolite la chaufferette, on se sent bien au chaud (et quel investissement rentable, à 80% de rabais au Zellers fermant près de l'appart de Joey et Louis, rapporté par Ray dans son sac à dos).





Le lendemain, on détente tranquillement le matin et on arrive vers les 10h au garage. Le proprio nous attend, nous dit qu'il y a environ 40 000 possibilités selon ses recherches de la veille, yé! Finalement, après avoir raffiné sa recherche, ça descend à 3. La première ayant été accomplie la veille, on passe à la 2e. Ils tentent de nettoyer la valve soupçonnée par l'extérieur, sans succès. Ils ouvrent de plus en plus de morceaux, font tellement forcer le pauvre Char-de-marde qu'on était certain qu'il ne survivrait pas à l'examen! Finalement, après 3 heures à ses côtés, on meurt de faim et on ne sait toujours pas exactement la cause du problème... On décide d'aller manger au moment où une pièce est ouverte avec succès (ce qui n'est pas rien considérant la quantité de corrosion que la voiture contient!) pour nettoyer un petit clapet qui pourrait être la pièce fautive! Après tout ce temps, ces scans et cette maudite lumière ''Check engine'' allumée depuis des mois!!! Au retour du repas, notre ami Chris ''the garagist'' est en train de terminer de ''déjammer'' et lubrifier ledit petit clapet. Après une autre heure d'observation et de sang de cochon, toutes les pièces sont remises en place et on teste pour de sérieux. VROOOOUUUMMMM!!! Au lieu des 1500 RPM qu'on a toujours connu au neutre (trop élevé!!), on retombe enfin au bon ronronnement. Test du garagiste, qui nous remet fièrement les clés vers les 14h30, à temps pour attraper le bateau de 15h10. À notre tour de tester, au premier arrêt, LE BRUIT EST REVENU! Bon, on espère tous avoir halluciné... arrêt suivant, MÊME CHOSE!!! On fait le tour du bloc et Al le proprio est surpris de nous voir le char... de retour dans sa cour. Après avoir perdu de sa fierté d'avoir trouvé notre problème, il nous dit que ça n'endommage rien et qu'on peut continuer notre chemin... Après une semaine dans les garages, on commence à ne plus tenir en place!


On se sauve au port, embarquement dans le bateau qui quitte presque aussitôt. Traversée sans histoire, on se met en route, de retour sur le continent jusqu'à Hope, petite ville dans la vallée du Fraser, pour se tenter pour la nuit.

Découverte dont on avait oublié de vous parler! Apparemment, Char-de-marde voulait souligner le Jubilé de Diamant de Mme Deux alors nous l'escortons, sous forme de sa face sur une cenne noire, SUR le pare-brise arrière. Contre toutes attentes, elle nous suit depuis notre départ de Victoria et nous avons donc pris sur nous de vous donner des nouvelles de la Reine à chaque blogue!

les 3 qui profitent du ciel gris de l'Ouest et la Reine, toujours en place.


mardi 12 juin 2012

Fast forward jusqu'à aujourd'hui! La réunion

Après un 9 jours très tranquille dans la luxueuse Californie à ''entertainer'' les enfants, cuisiner, manger et relaxer, c'était l'heure de rentrer au pays et pour Raymonde l'heure de se passer de l'est à l'ouest.

D'autres
retrouvailles
émouvantes!
Raymonde arrive!
Après un double retard pour les gars et une annulation de vol pour Raymonde, on atterrit quand même à quelques minutes d'intervalle à l'aéroport de Victoria jeudi dernier. Retrouvailles émouvantes et chaleureuses du trio séparé depuis 2 mois.


Le cousin de Raymonde, Martin chez qui nous avions laissé Char-de-marde, vient nous prendre et c'est une première rencontre pour les gars (il était au Québec quand nous étions chez lui en septembre dernier) et des retrouvailles pour les deux cousins qui ne s'étaient pas vus depuis plusieurs décennies!! On s'installe à la maison (où nous sommes reçus comme des rois) en fin de journée, la voiture a connu  un hiver moins mouvementé que le nôtre puisqu'après un démarrage fumant en novembre dernier, il n'a ni bougé ni démarré. Une courroie cassée, une batterie morte, le pronostic est sombre. Remorquage le lendemain, une roue branlante s'ajoute... Puis on apprend le décès de l'alternateur, le bris de son support lorsqu'ils l'enlèvent, des pièces qui sont éloignées, pas d'auto avant 3 jours!

Victoria
Fish on Fifth
Journée d'exploration de la jolie petite ville de Victoria ce samedi, dimanche on part en trio pour visiter Sidney tout près (et son excellent petit shack à poissons, le Fish on Fifth) puisque Martin doit rentrer au travail et Liz avait un autre engagement... On tente de remettre à nos hôtes un peu de ce qu'ils nous donnent en leur cuisinant des bons petits soupers. Lundi, on ne récupère la voiture qu'en toute fin de journée, à temps pour le remplir (et s'apercevoir qu'on a beaucoup trop de linge, en autre parce qu'on en avait laissé pas mal sur place!). Dernier souper à Victoria, le départ de retour s'amorce réellement.

Coucher tôt, on se réveille en même temps que nos hôtes qui doivent partir travailler de bonne heure puisque nous avons rendez-vous autour de 9h à une centaine de kilomètres pour un autre séance de réparation pour Char-de-marde! Il ne pourra pas dire qu'on en prend pas soin, après cet abandon de quelques mois. Un senseur pour qu'il cesse de rejeter en carburant l'équivalent d'une consommation de camion, une vérification générale et le remplacement de presque tous ses fluides, il se sentira aussi neuf que peut l'être une voiture de 15 ans! Présentement, on patiente au Starbuck's tout près et on devrait pouvoir sortir de l'île dès cet après-midi et nous trouver de l'autre côté de Vancouver pour le premier essai de notre nouvelle tente, la enième du voyage, équipée de 2 chambres et d'un portique! Trigida n'attend plus que son remplissage et notre équipement de camping a profité de la superbe journée d'hier pour se faire ventiler un peu et se faire laver ce qui le méritait. Seules pertes de l'entreposage, nos oreillers qui étaient sur le dessus de la valise et qui ont dû recevoir trop d'humidité.

La plus ''live'' de nos photos!

À bientôt, des nouvelles de vos voyageurs maintenant bien revenus en sol canadien et qui profiteront des 3 prochaines semaines (environ) pour traverser une bonne partie du ROC jusqu'à la maison!

dimanche 3 juin 2012

Playa, Cava, Chorizo, Dodo ... - De Barcelone à la Californie - mois de mai 2012

Désolé pour ce long délai, ça fait trop longtemps qu'on vous a délaissé!

Barcelone nous traite bien depuis notre arrivée! On continue la tradition en prenant une ruelle différente à chaque sortie pour se perdre dans notre magnifique quartier d'El Born. Les deux premières semaines furent assez relaxes! On fait la grasse matinée, on magasine pour des matelas gonflables car le futon est aussi confortable qu'un lit de fakir! On passe des heures à chercher des fèves germées et de la sauce à poisson dans de multiples épiceries et on tente de comprendre le fonctionnement des heures d'ouverture et fermeture des commerces avoisinants. Ce qu'on en a compris au final c'est que ça varie beaucoup selon les proprios. Certains ferment à heures fixes tandis que d'autres ouvrent tôt en matinée et ferment quelques heures en après midi pour ré-ouvrir en soirée. La plupart d'entres eux font relâche le dimanche alors on se devait de planifier nos emplettes en conséquence! On s'est vite rendu compte qu'on est choyé au Canada avec nos épiceries 24 heures dans lesquelles on trouve de tout. On ne se cachera pas que l'on a divinement bien mangé et repris quelques-unes des livres perdues en Asie à la vitesse de l'éclair! Le chorizo est maintenant rendu notre meilleure ami et vivre en face d'une boulangerie/pâtisserie n'aura rien aidé dans le processus de stabilisation de poids non plus! On est tout de même resté très sage pour les deux premières semaines malgré le tas de vitrines alléchantes où patientaient des montagnes de sucreries et autres charcuteries et la tonne de restaurants plus invitants les uns que les autres. On s'est contenté de se cuisiner des petits plats maisons et finir nos soirées en jouant au Yum avec Michel qui était bien content lui aussi de ralentir la cadence du voyage. Les visites de musées et autres monuments se firent rare car on gardait cela pour notre amie Mireille et la famille Ferguson qui s'en venaient nous visiter pour les deux dernières semaines du périple espagnol.

Samedi le 12 mai, on se lève tôt pour aller chercher notre Mireille chérie à l'aéroport. C'est son premier voyage outre-atlantique et elle voulait être bien certaine que l'on soit là à l'heure pour sa sortie de l'avion, ce que nous fîmes avec élégance en lui confectionnant une banderole de bienvenue à l'aide de papier de toilette ULTRA absorbant, la grosse classe! Un camarade de classe de la coloc de Mireille qui étudie à Barcelone depuis 4 mois, Christopher, venait chercher son ami à lui qui était dans le même avion que notre amie. On fait le trajet de bus du retour tous ensemble et on se dit qu'on devrait se revoir avant le départ de Mireille le temps de visiter quelques bars cools qu'il à découvert depuis son arrivée. Pas aussitôt rendus à l'appart pour déposer bagages que nous repartons déjà pour la playa question de bien fatiguer notre Mimi afin qu'elle dorme cette nuit. On se lève assez tôt le reste de la semaine pour visiter les classiques: la Rambla, parc Guëll, maison Battlo, la Pedrera, la fontaine magique du Mont Juif, un show de flamenco incontournable: Tablao De Carmen, un très charmant labyrinthe et la superbe Sagrada Familia que nous avions visité il y a de celà 8 ans et qui est totalement différente depuis. À l'époque, l'intérieur n'avait pratiquement rien de terminé et on n'avait difficilement un aperçu de l'idée de Gaudi. Aujourd'hui, l'intérieur est complètement fini et c'est franchement la plus belle église du monde et aussi l'un des bâtiments les plus impressionnants de la Terre. Malheureusement pour Mireille (qui aurait aimé en profiter plus), après un autre courte visite à la plage en fin d'après-midi, la fin de la semaine s'est terminée dans une température un peu plus froide et nuageuse.




















Grâce aux bons conseils de Christopher, nous avons par contre trouvé une petite place comme seule Barcelone les fait, la Champaneria, qui fait son propre cava (équivalent espagnol du champagne), on était plus capable de s'arrêter! Une sortie entre québécois vers la fin de la semaine, où l'on fait la connaissance des forces policières barcelonaises... En route vers le bar où Christopher nous emmène, on s'arrête dans un parc, avec nos bières qu'ici des vendeurs ittinérants offrent à tous les coins de rue. Ils s'arrêtent donc pour nous dire de jeter nos bières et de ne pas rester dans ce petit parc au coin de deux ruelles.Tout le monde s'exécute mais Louis, n'aimant pas le gaspillage,


vide sa bière avant de la jeter. Il aura droit a une amende de 12 euros et 300 euros pour Christopher pour des raisons nébuleuses qu'on laissera en suspend. On continue notre chemin pour le terminer en beauté dans un petit bar tropical du quartier El Raval. Repos le lendemain, magasinage de dernière minute et on se prépare déjà pour la séparation. Jour du départ, on escorte Mireille jusqu'au contrôle de sécurité de l'aéroport, nous sommes une nouvelle fois seulement 2, mais pas pour longtemps.



Le lendemain, à 11h00, nous sommes devant l'appartement loué par la famille de Joey qui arrivent peu après de l'aéroport. Sa mère, Annette, sa soeur, Anne ainsi que ses deux enfants, Charlie et Olivia, ont fait bonne route mais sont épuisés tout de même. Les activités de la semaine sont différentes avec les enfants et grâce au beau temps qui est revenu. Aquarium, musée du chocolat, musée des inventions et de l'innovation (très intéressant!), zoo, ainsi que les classiques visités à nouveau, la Sagrada, la Rambla, la plage. Le samedi, dernière journée pour tous, Louis revient seul à l'appartement après une course et doit rejoindre le groupe sur la plage. Un mot de son amie Marjorie qui lui demande de l'appeler. Charlie, notre chat, ne va pas bien. Une accumulation de liquide la semaine précédente nous avait déjà annoncé que son foie était atteint mais on espérait bien que les médicaments donné et son énergie de survivant nous permettrait de le revoir... Ce n'était malheureusement pas le cas. Après un examen chez le vétérinaire 2 heures plus tard, on doit prendre la dure décision de le faire euthanasier sur le champ, son petit corps étant en train de lâcher tranquillement. Joey et la famille, qui étaient arrivés dans l'intervalle, assistent impuissants à la scène. Un dur moment pour les 2 voyageurs. Louis ne se sent pas trop d'attaque pour aller où que ce soit, Joey part avec sa famille pour leur dernière soirée à Barcelone. Le lendemain, pas trop le temps de penser à quoi que ce soit, dès le réveil c'est ménage-emballage et on part ensuite faire quelques dernières courses avant de se rendre à l'aéroport.





Première destination, Berlin. Une ville où le frère de Joey a vécu plusieurs années et où nous l'avons visité à quelques reprises. Lors de sa dernière, Joey a découvert pleins d'endroits qu'il veut absolument montrer à Louis cette fois-ci. Petit problème, nous arrivons vers 20h et repartons à 10h le lendemain matin. Avec un peu de retard, nous arrivons à l'hôtel vers 21h30. Juste le temps de s'enregistrer, on dépose nos bagages et c'est parti.



Premier arrêt, Badeschiff, un bar avec une piscine directement dans le canal et une plage. Par contre, en ce samedi soir, c'est surtout le bar qui prime. Une foule d'une centaine de personnes fait la file pour entrer. Vu notre temps limité, on laisse tomber et on va plutôt de l'autre côté du complexe s'arrêter boire un peu sur le bord d'un autre petit canal, où Joey était déjà allé aussi. L'ambiance de la ville nous revient et on retombe sous le charme. Après avoir un peu étiré notre visite et parce que la fatigue nous rattrape, on décide de nous diriger vers l'ancien quartier où nous habitions à nos visites et le rum-bar Yolanda, petit bar où nous avions fait la connaissance du mojito, un ami fidèle depuis. On passe quelques heures à jaser avec les clients et le sympathique barmaid. L'heure du réveil s'approche dangereusement alors on décide de rentrer, non sans s'offrir un doner au poulet juste avant, les meilleurs probablement à l'extérieur de la Turquie, le pain (un peu comme un pita mais très croustillant et goûtant un peu le maïs) est unique. Couchés à 4h00, réveil à 6h30, douches et départ vers l'aéroport, l'air un peu croches. Notre vol est quelque peu retardé, évidemment, ce qui fait que cette longue journée de 33h (éh oui! 9h de décalage entre notre point de départ et l'arrivée), on l'a passé majoritairement assis. On quitte vers 10h30, vol de 12h, où nous n'avons pas réussi à dormir. Arrivée à Los Angeles à 13h (!?), où nous voulions louer une voiture pour nous rendre à Newport Beach. Trop cher, retour à l'aérogare pour prendre un SuperShuttle, service de minivan qui vont amènent les voyageurs directement à leur porte! On part vers 15h30 et nous sommes dans l'entrée d'Anne (et Sébastien), qui elle est toujours à Montréal avec les enfants, à 17h00. Fatigués mais pas fous, on se retient jusqu'à 22h avant de succomber au sommeil...

On passera une dizaine de jours ici, jusqu'à 7 juin, où le Tripàtrois autour du globe sera de nouveau réuni à Victoria, Colombie-Britannique pour récupérer notre bon vieux Char-de-marde et amorcer avec lui la traversée du Canada qui nous ramènera tous à la maison! On vous donne des nouvelles!

les 2 qui se remettent du décalage avec la petite famille finalement réunie et Raymonde qui refait ses bagages pour reprendre la route.

Ps: Jour de ce post, c'est la fête de Joey! Bonne fête!


lundi 21 mai 2012

Nos VRAIES dernières heures en Égypte - Le Caire - 26, 27 avril

Nous arrivions à l'aéroport juste avant le quizz, qui a révélé que dans notre précipitation pour trouver le meilleur deal possible, Louis avait effectivement trouvé l'aubaine du siècle mais pour le 26 mai au lieu du 26 avril. La compagnie aérienne avec laquelle nous devions voler, Royal Jordanian, nous dit qu'on peut partir le soir même vers Amman mais pas de vols vers Barcelone avant le 29... Ça ne nous dit rien puisque la proprio de l'appart qu'on loue doit nous attendre le lendemain au début de l'après-midi. Après en avoir informé le commis de la compagnie, il nous suggère de vérifier avec Iberia (la compagnie espagnole) ou Egyptair (l'égyptienne!) pour des vols vers notre destination. On sort donc de la zone d'enregistrement, après s'être obstiné un peu puisque c'est une zone sécurisée, on vérifie les possibilités sur internet au café de la place... Iberia a un vol le soir vers Madrid puis le lendemain matin vers Barcelone. On devait de toute façon passer la nuit en Jordanie, rien de bien différent.

Avant d'acheter les billets, on décide quand même d'appeler la compagnie Orbitz, une agence internet américaine, pour voir ce qu'on peut faire avec nos billets du 26... MAI! Pas de téléphone public dans le terminal (!!!) alors Louis trouve au kiosque d'information un monsieur qui lui fait acheter des cartes prépayées pour emprunter le cellulaire d'un employé d'entretien ( tous en choeur: Wow!). La réception et le volume de l'appareil sont tous les deux très mauvais et Louis perd la communication en plein milieu d'une conversation avant de voir ses minutes épuisées lors du deuxième appel, juste avant de savoir s'il y avait quelque chose à faire! Retour au café internet, où Joey était entrain de s'obstiner avec la serveuse du café et le caissier qui tentait de changer les prix de ce qu'il avait consommé. Finalement, il est trop tard pour acheter les billets par internet de toute façon, le vol étant dans moins de 6 heures. Louis retourne donc à l'information en insistant pour savoir s'il n'y aurait pas des téléphones publics quelque part dans les environs. L'employé, incertain, lui indique le centre d'achats de l'aéroport... Louis y court, trouve ce qu'il cherchait: une boutique de télécommunication pour les appels à l'étranger et l'utilisation d'internet! Dans sa cabine privée, il rejoint enfin Orbitz, apprend qu'il est impossible de changer de ligne aérienne et donc reçoit les mêmes infos que celles du commis de Royal Jordanian... Sachant qu'il y avait peu d'espoir de ce côté, il demande quand même quelles sont les politiques d'annulation des billets. Après une recherche, l'employée lui dit que l'annulation coûte 150 livres égyptiennes, soit 25$ par billet! Nous qui nous attendions à tout perdre, c'est une vraie bonne nouvelle, dans notre malchance. Puisque les billets ne sont que pour dans un mois, pas de presse de les annuler au cas où nous aimerions mieux les échanger avec la compagnie d'origine plus tard, on en reste là.

Louis retrouve Joey, on tente de re-traverser en zone sécurisée pour tenter d'avoir des places sur le vol vers Madrid, non sans se faire refuser l'accès à une porte par un employé fendant nous expliquant que nous n'avons rien à faire là sans billet et que de toute façon le comptoir n'est pas encore ouvert. On passe par un autre accès avec l'aide d'un employé qui nous tord un bras pour un pourboire et on s'assoit finalement devant le comptoir, en attendant son ouverture. Puis, le doute s'installe. Et si nous n'avions pas de sièges une fois le comptoir ouvert et qu'on aurait pu acheter les billets entre temps par téléphone!? Louis tente une autre fois de sortir de la zone pour appeler. Contre toute attente, le même agent lui refuse cette fois la sortie. Éh ben! Usant encore de sa carte ''touriste épais'', il sort une deuxième fois par l'accès où il vient à peine d'entrer, une deuxième fois! Retournant au centre d'appels, il apprend que le service téléphonique d'Iberia est un peu déficient puisque les bureaux sont fermés en Égypte et qu'il n'y a pas moyen de rejoindre ceux en Europe ou aux États-Unis, enfin, on aura essayé! Retour au terminal, Louis tente de re- repasser par la porte de l'agent intraitable, croyant que le fait que ses bagages sont à l'intérieur avec Joey lui permettrait de passer. Un peu trop enthousiaste le Louis, il se fait refuser l'accès, cette fois avec beaucoup plus d'impatience, voyant son autorité minée par toutes les entrées et sorties contre son gré! Il offre à Louis de sortir ses sacs, offre refusée poliment. Louis s'assoit donc devant la porte, attendant le changement d'humeur du gardien ou l'ouverture du comptoir... Joey, qui finit par trouver que l'absence de Louis s'éternise, regarde à l'extérieur et le voit. Après s'être fait expliquer la situation, il demande à un autre gardien, assit à sa table, pourquoi son compagnon ne peut entrer, une discussion animée se déclenche entre une employée et les deux gardiens... Après la fin de la discussion, une pause de 2 minutes et le gardien récalcitrant, à son corps défendant, vient faire entrer Louis. Ce dernier sent bien qu'un bakshish de dernière minute aurait aidé sa cause mais ce n'est pas en voulant quitter le pays que nos convictions ramollissent.

Malgré toutes ces allées et venues, on attend encore un peu plus d'une heure avant que des employés arrivent et montent les comptoirs d'enregistrement. On fait la file au mauvais, évidemment. On est transféré... deux filles nous servent aimablement, Joey ne cessant d'insister (inutilement) pour que Louis garde son calme et soit des plus mielleux pour s'assureur leurs faveurs. Youpi! Des places sont disponibles pour nous! OUPS! Mais la compagnie étant en grève le lendemain, pas de vols vers Barcelone pour le 27! On lui demande tout de même le prix pour le vol, supposant qu'on pourrait toujours essayer le bus ou le train en arrivant à Madrid: même prix que pour les DEUX vols vers Barcelone. Pour une journée qui ne semblait pouvoir être plus merdique... On repart donc du comptoir, les mains vides. Louis, grâce à sa deuxième sortie illégale, sait qu'il peut accéder à internet sans sortir de la zone et on s'y dirige tous les deux pour voir nos autres options.

Finalement, le lendemain, un vol direct Caire - Barcelone est offert par Egyptair... c'est plus cher mais tout ce qu'on veut maintenant c'est sortir de ce foutu merdier... et ce foutu pays (c'est ce qu'on se dit à ce moment-là!). On achète les billets immédiatement et on trouve un hôtel dans les environs dont un prend l'adresse. On ressort, une dernière fois, de la zone sécurisée en en profitant pour saluer notre agent préféré, qui semble ne plus rien comprendre!

À la recherche d'un taxi, on comprend que les chauffeurs croient tous que nous venons d'arriver en Égypte. Après avoir traversé la moitié du stationnement en envoyant paître les lanceurs de prix ridicules, un chauffeur finit par accepter le prix qu'on voulait. Celui-ci ne parle pas vraiment anglais, il appelle un ami une fois sur l'autoroute pour qu'on lui dise où l'on veut se rendre. Celui-là nous dit qu'il faut payer 3 fois ce qu'on a demandé! On rigole bien et on lui dit que malheureusement son ami a accepté notre prix, il devra nous rendre à destination où nous ramener à notre point de départ. Après une bonne route (finalement, notre prix était peut-être un peu bas!), le chauffeur se met à s'arrêter à tous les 2 coins de rue chez les vendeurs de journaux et de légumes pour trouver la rue qu'on cherche. Chaque fois, on essaie de lui demander de nous prêter son téléphone pour qu'on appelle nous-même l'hôtel et que les employés lui expliquent directement...sans succès. Deux fois, il appelle son ami, à qui l'on répète un peu ridiculement les mêmes informations. Après une quinzaine de minutes de ce régime, Joey est en train de virer fou. Lorsque notre chauffeur rentre une autre fois dans la voiture, il lui attrape l'épaule, lance un: HEILLE! bien de chez-nous et on lui fait clairement comprendre qu'on ne bougera pas tant qu'il ne nous aura pas donné son téléphone. On met enfin notre plan à exécution et ça fonctionne plutôt rapidement, nous sommes dans le hall de l'hôtel en moins de 5 minutes.

Sur place, l'homme à la réception nous offre une chambre à 50$US, Louis lui demande le mot de passe internet ''pour voir s'il marche'' et lui montre l'offre de la même chambre sur Booking.com à 35$US. Les égyptiens ont peut-être inventés la crosse mais on apprend vite nous aussi! Il lui dit donc de ne pas réserver par internet et accepte le prix, un peu à contre-coeur. Le chauffeur tente d'obtenir un peu plus d'argent puisqu'il s'est perdu et que ça a été long, sans succès vous vous en doutez à ce moment-ci de cette journée! On s'installe dans la chambre sale et poussiéreuse mais dotée d'une bonne connexion et d'eau chaude à volonté. On sort au marché du coin pour se faire des pitas nous-même et on se couche.

Réveil à 6h00, douches, déjeuner (inclus) et on quitte vers ce qu'on croit être 7h00 du matin vers l'aéroport tout près. Différent terminal, on s'enregistre rapidement et on rejoint notre porte. Pour apprendre que soudainement, cette nuit, l'heure a changée et que nous sommes une heure plus tôt. Il est donc 6h50 alors que notre vol ne part pas avant 9h25! Notre heure supplémentaire de sommeil nous semble une grosse perte. On rencontre avant le vol (on a le temps de se faire des amis) un jeune néo-brunswickois, Matt, très sympathique qui arrive de Thaïlande le matin même et se rend en Belgique pour assister à un festival de rock... Son premier voyage outre-mer semble avoir été tout sauf reposant, il entend bien répéter l'expérience. On parle un peu de tout, du Québec, de sa province, du Canada, de ses amis montréalais, de la vie quoi. Un peu avant le départ, un autre gars, de la Finlande, plus durement touché par son voyage (drogue, alcool et auto-mutilation!) nous aborde et lui se rend comme nous à Barcelone. Encore saoul et clairement fatigué, la conversation perd un peu de son mordant matinal. On embarque finalement avec quelques minutes de retard, on salue Matt et on espère secrètement que notre ami grugé ne sera pas assis à côté de nous!

Vol sans histoire, on atterrit enfin à Barcelone sous un ciel gris, quelque chose de pratiquement inconnu dans les derniers mois! On retire ce qu'il faut pour payer l'appartement (damn you evil limites de retrait!), on trouve un accès internet pour prendre le numéro de téléphone du proprio (que Joey avait oublié de noter) avant de prendre l'Aérobus pour se faire débarquer sur la place Catalunya, juste à côté de la Rambla et à 10 minutes de notre nouveau chez-nous. Après quelques détours, on arrive enfin. Personne n'est là pour nous accueillir, Louis doit donc appeler le proprio dans la boulangerie d'en-face. Son espagnol est vraiment rouillé, l'ayant à peine utilisé depuis le voyage au Pérou en 2007. Albert arrive quelques minutes plus tard, nous présente l'appart, on signe le contrat, échange l'argent et nous voici européen honoraire pour les prochaines 4 semaines! Hiha! On s'aperçoit vite que le ménage fait par les deux dernières locataires n'est pas au goût de Joey alors il entreprend le grand ménage de la place! Et Louis s'évite une mauvaise conscience en faisant la vaisselle...

Après un peu de repos, on sort pour trouver à se sustenter. Nous habitons au 9, Carrer del Portal Nou, Barcelone, Espagne, allez Googler ça et amusez-vous avec Street View pour voir notre quartier, c'est magnifique. Notre petite porte est celle à côté de la porte métallique blanche, notre balcon au premier étage juste au-dessus. Vous pouvez aussi voir la boulangerie Chez Maria juste en face. Nous sommes dans la vieille ville, près de l'Arc de Triomphe construite pour une Exposition universelle quelconque de la fin du 19e siècle. Les petites rues sont presque uniquement piétonnes et on s'amuse à se perdre pour le reste de la journée, avant de rentrer et de cuisiner notre premier repas sur nos deux ronds tellement proches que nos poêles et nos chaudrons ne sont pas vraiment dessus. Notre retour en Occident et à la vie qu'on connaît un peu plus se fait avec une belle transition dans cette ville magnifique dont nous étions tombés amoureux à notre première visite avec la famille Ferguson. On vous donne une meilleure idée de notre emploi du temps des trois dernières semaines bientôt!

les 2 apprentis-européens et Raymonde qui attend impatiemment de mettre de l'ordre dans sa cour!